JOURNAL DE PASSEREVE

 

 

 

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September 2004
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Quand le cerveau se drogue lui-même

Des chercheurs de la Stanford University School of Medicine (Californie) ont mis en évidence un système neurochimique qui pourrait éclairer la façon dont les composés actifs de la marijuana (les cannabinoïdes) agissent sur le cerveau. Le cortex cérébral comporte deux grands groupes de cellules nerveuses : les neurones pyramidaux qui excitent leurs voisins à plus ou moins grande distance et les interneurones inhibiteurs qui fonctionnent comme des interrupteurs de l'activité des cellules voisines. Ces interneurones permettent au cerveau de ne pas réagir à chaque stimulus reçu (visuel, auditif, etc.). Or, John Huguenard et ses collègues ont découvert que certains de ces interneurones, les cellules LTS, sont capables de se droguer eux-mêmes lorsqu'ils sont excités de manière trop répétée. En fait, ces cellules du cortex cérébral produisent des cannabinoïdes qui se lient à leurs propres récepteurs cannabinoïdes et inhibent leur capacité à commander d'autres neurones. Ainsi, en s'auto-inhibant, les interneurones bloquent leur action "apaisante" sur les cellules pyramidales excitatrices. En l'absence de contrôle, ces dernières font feu de tout bois et élèvent le niveau d'activité dans les circuits du cortex. Selon les chercheurs, il est encore trop tôt pour déduire de ces travaux comment agit exactement la marijuana. Mais étant donné la grande diversité des cellules sous l'influence des interneurones, il n'est pas étonnant de retrouver chez l'homme des effets très variés de la drogue. SJMN (How brain produces a 'high')




L’efficacité symbolique de la psychanalyse

L’apport de la psychanalyse et du psychodrame d’enfants et d’adolescents
" Là où Ça joue, le Moi doit devenir auteur du jeu inconscient " serait peut-être une formulation post-freudienne, susceptible de prendre en compte l'apport de la psychanalyse d'enfant à la théorie générale du changement en psychanalyse. Télécharger l'article (113 ko PDF)




« Je suis une psychiatre angoissée » par Sylvie Quesemand Zucca

« [...] Le ministère de la santé a peaufiné son plan pour la Sécurité sociale, bientôt mis en pots, consommable dans quelques saisons. Le but est clairement annoncé : il faut réduire le "trou" !
« [...] Déjà, dans les hôpitaux généraux et les services de médecine, les nouveaux temps de soin se mettent en branle. Une consultation devient une suite de séquences : trente secondes pour se déshabiller (le patient), trente secondes pour examiner (le médecin), une minute pour l'interrogatoire, une minute pour penser, deux minutes pour poser un diagnostic, deux minutes pour traiter, trois pour coder le diagnostic et l'acte et informatiser.
La taylorisation du corps soignant tout autant que celle des corps malades, enchaînés dans la grande salle d'attente du nouveau "temps efficace", est en route. Go ! Le soin pensé par le management, le soin évalué comme performance par le ratio coût/rentabilité. Comment cela va-t-il se mesurer en psychiatrie ? [...] » Télécharger l'article du Monde (70 ko PDF)




À propos d'archétype

Selon une étude, les nouveaux-nés préfèrent regarder des visages beaux
Agence France-Presse (Londres)

Les bébés sont capables de reconnaître un beau visage quelques jours, voire quelques heures seulement après leur naissance, ont révélé des psychologues lors d'une conférence lundi à Exeter (sud-ouest de l'Angleterre).
Les spécialistes ont montré à chaque fois aux enfants deux photos côte à côte - l'une d'un mannequin et l'autre d'une femme au visage plus banal - et ont constaté que la première image était contemplée beaucoup plus longtemps.
Selon Alan Slater, l'expert en psychologie du développement qui a mené cette expérience, ces résultats suggèrent que chacun naît avec une approche préétablie de ce qui rend une personne attrayante.
Dans un cas cependant, quand le visage de la femme «ordinaire» est remplacé par celui de la mère de l'enfant, celui-ci trouve invariablement que maman est plus irrésistible que les top-models.




Les Français consomment toujours plus de psychotropes

Antidépresseurs, anxiolytiques, somnifères : ces médicaments voient chaque année leurs ventes progresser, comme l'ont souligné les derniers chiffres de l'assurance-maladie. Cet usage, souvent abusif et de plus en plus chronique, répond à un "mal-être" que les médecins ne peuvent gérer. Télécharger l'article (88 ko PDF)